Alexandre Laurent peut se vanter d'être né dans un bain de révélateur. Son père quitte la France et débarque à Bruxelles lors de l'exposition universelle de 1958, avec dans ses bagages une solide expérience de photographe. Un temps journaliste photographe chez Associated Press, il découvrira un peu plus tard sa passion pour la photographie aérienne.
Le petit Alexandre connaît alors les grandes heures de la photographie de presse et s'envolera à maintes reprises avec son père lors de ses missions de prises de vue. Dès son plus jeune âge, Alexandre découvre ce qui deviendra bien vite sa passion. Cette véritable obsession qu'il voue à l'image, il la pousse à son paroxysme lorsqu'il monte à bord d'un avion équipé de ses appareils.
En 1981, à l'âge de 17 ans, Alexandre démarre comme apprenti chez son père.
En 1985, pour voler de ses propres ailes, il crée sa propre société de photo spécialisée en studio et reportage industriel.
En 1993-94, il est forcé de ralentir ses activités pour remplir ses obligations militaires. En 1994, il investit plus encore dans du matériel de studio, et s'adonne au maximum à la prise de vue publicitaire. Il travaille alors pour Alken-Maes, Nestlé, Black&Decker, John Martin, Godiva, CFE, CEI, Besix, et bien d'autres.
En 1998 Alexandre découvre la photographie numérique.
En 2000 il cède son labo et passe intégralement en numérique.
Aujourd'hui Alexandre Laurent est à la tête d'un studio de photo à 100% numérique avec labo de tirage et dirige également une agence de publicité de 7 personnes dans un bâtiment industriel de 675m2 situé à Braine l'Alleud.
Tout au long de ce parcours, Alexandre gardera pour seul objectif le rêve fou de reprendre le savoir-faire de son père et de le prolonger en reprenant à son compte les prises de vue aériennes. 40 ans après lui, il repart sur ses traces pour y imprimer désormais sa propre empreinte.
Aujourd'hui, au talent journalistique de son père, Alexandre substitue un talent artistique indéniable.
Œuvre:
Le talent d'Alexandre Laurent s'épanouit pleinement dans la photographie aérienne nocturne. Il lie sans conteste un sens artistique au défi que représente la complexité de ce travail. En effet, Alexandre préfère l'avion à l'hélicoptère, celui-ci lui permettant une plus grande liberté en altitude, mais exige une réelle maestria pour saisir l'instant en plein vol. C'est donc véritablement dans l'esprit de la grande tradition de la photographie aérienne qu'Alexandre pratique son art. Saisissant en une seconde l'époustouflante beauté de sa ville, il offre au spectateur la surprise de voir celle-ci autrement. Par son travail sur la lumière, Alexandre redessine la ville.